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 La sensation de voler... On la saisi ou non. || Liam

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MessageSujet: La sensation de voler... On la saisi ou non. || Liam   Lun 4 Juil - 2:17


Liam JØRGENSEN

Spirit l'étalon des plaines

♔ T'étais qui, dans ton conte? J'étais ce grand dadais qu'on voulait domestiquer alors que moi je souhaitais rester libre comme le vent. Il y a un indien qui m'a même appelé Spirit.
♔ Sinon, tu as combien d'années au compteur? Oh j'en suis à une petite vingtaine. J'ai fêté mon quart de siècle il y a deux ans. Mais si on ne se réfère qu'à mon côté cheval, je n'ai que huit ans d'existence.
♔ Tu viens d'où ? D'une immense plaine. De ce que je sais, c'est dans le grand ouest americain. C'est grand, vaste, plein d'herbe, et une super colocation avec des bisons.
♔ Et tu faisais quoi là bas ? Casse cou à mes heures où je me frottais avec les humains et chef de troupeau lorsque l'on me laissait tranquille.
♔ Et ici, tu fais quoi maintenant ? Je viens tout juste de finir mes études en droit pour devenir avocat. J'ai laissé tombé mon côté turbulant pour quelque chose de plus sage.
♔ Et quoi...Tu as rencontré le grand amour ou pas? En plein dans le mille. Même si ici c'est un peu différent, dans les plaines j'ai rencontré une superbe jument du nom de Rivière.
♔ Première ou deuxième vague? Première vague. Je suis là depuis le début, et ça fait tout drôle de vivre avec deux identités différentes.
♔ Tu fais parti de quel groupe? Audacieux. Je suis un héros, un vrai, celui qui partira à l'aventure pour défendre les siens en remettant à leur place ceux que je considère comme des serpents à sonnettes.
♔ Sinon, tu sais que tu as de beau yeux? Ils ressemblent à ceux de... Jamie Campbell Bower


Votre Mental


♔ On sait que tu es beau déjà, mais tes autres qualités, c'est quoi ? Liam est quelqu'un de très blagueur. Il aime bien jouer des tours aux autres, ses premières cibles étant avant tout ses amis et il prend facilement tout à la rigolade, mais toujours avec sérieux. On sait que l'on peut compter sur lui, car il est capable de se plier en quatre ou de se démener pour prêter main forte. Il déteste laisser tomber les autres. Il aime bien mettre son nez partout et sa curiosité n'a pas de limite. Il s'intéresse vraiment à tout ce qui l'entoure et est assez observateur pour remarquer le moindre détail qui lui semble étrange.

♔ Dis donc toi! Tu n'es pas parfait non plus! Dis nous tes défauts: Il n'est pas le meilleur des étudiants. Liam ne cherche pas à détenir le record d'heure de séchage de cours, mais il en a tout de même un certain nombre à son actif. Le blond est aussi extrêmement doué pour s'attirer des histoires sans queue ni tête à force de mettre son nez partout et il connaît les ennuis comme sa poche. Avec ses blagues, il n'est pas rare que le jeune homme soit souvent le premier soupçonné quand quelque chose à eu lieu et qu'il se trouvait sur place. Le naturel revenant toujours au galop, Liam n'est pas le type le plus stratège du monde. Il agit beaucoup à l'instinct et préfèrera écouter celui-ci que la voix de sa raison. Autan vous dire que c'est à cause de cet instinct que les ennuis viennent à lui.

♔ Quelles sont les choses qui te donnent de la force ? Liam ne tire sa force que de peu de chose. Il tient beaucoup aux gens qui l'entourent, et fera tout pour protéger son groupe. Il y a aussi Rivière. Maintenant qu'il l'a retrouvé, elle aussi est ce qui lui permet de trouver une once de force quand il pense que tout est fichu et qu'il n'a aucune solution.

♔ Mais t'as des faiblesses, comme tout le monde ? Sa faiblesse principale est son arrogance. Liam, et c'était la même chose quand il était Spirit, pense qu'il s'en sortira toujours et que rien ne peut l'atteindre. Il n'est pas un vantard arrogant, mais il prend tout à la légère se sur-estimant parfois. Et il y a aussi son côté tête de mule. Quand il a une idée quelque part, il ne l'a pas ailleurs. Et c'est ce qui lui cause des soucis parfois.


Il était une fois... Vous!


Here i am, this is me
L’histoire que je vais vous conté n’est pas l’histoire d’une personne ordinaire que l’on pourrait rencontrer dans une rue quelconque, d’une ville quelconques, mais celle d’un mustang. D’un mustang que l’on disait indomptable et que l’homme a cherché à casser pour le mettre à sa merci, sans grande réussite, mais cette partie de l’histoire, elle arrivera un peu plus tard. Car, avant même de rencontrer un homme, j’avais déjà vécu quelques aventures.

Je suis née là où j’ai toujours vécu. C’était dans les grandes plaines sauvages, là où vivait le troupeau de mon père. Vous voyez le petit poulain isabelle là-bas, celui qui vient juste d’ouvrir les yeux et qui tente déjà de se lever ? Et bien c’est moi. Mon enfance avait été assez marrante. J’étais un jeune turbulent et dès mes premiers pas, j’étais un poulain comique. Se lever pour la première fois avait été dure. Je n’arrivais pas à trouver mon équilibre et j’avais effectué pas mal de cascade avant de réussir à me tenir sur mes quatre jambes. Bon d’accord, tenté de me lever n’avait pas vraiment été la première chose que j’ai fait dans ma vie, mais c’était le plus marquant. J4avais vu ma mère le faire et ça m’avait semblé si simple que j’ai tenté de l’imiter en un bond. J’avais envie de tout essayer, découvrant ce monde qui s’ouvrait à moi. L’herbe semblait douce et les autres chevaux faisait aussi partie de ma famille. Je savais qu’il m’aiderait à grandir plus tard, mais pour le moment il n’y avait qu’une chose qui omnibulait mon esprit de poulain. J’avais faim. Trouver ma mère prit moins de temps que mes tentatives pour me lever et l’odeur de son lait me guida instinctivement. Je n’avais pas besoin d’herbe alors qu’on me donnait tout ce dont j’avais besoin.

Je vécus ainsi pendant plusieurs mois. J'étais entouré des autres, qui m'apprenaient à grandir pour devenir celui que je serais plus tard. J'enchaînais souvent les bêtises comme tout jeune poulain, mais je n'arrivais pas à restreindre ma curiosité qui me poussais à tenter chaque jour plus de choses. Ce fut comme ça que j'expérimentais les glissades sur des pentes neigeuses, que je découvris que la glace pouvait coller notre langue ou bien que tout n'était pas forcément permis. Quand je poussais les limites un peu trop loin, ma mère me réprimandait. Elle était toujours non loin de moi, à veiller sur nous avec les autres juments. Je n'étais pas le seul poulain du troupeau et j'aimais bien passer du temps avec les autres jeunes. On avait nos propres jeux à nous. Cependant, sans me vanter et même si aujourd'hui je suis plus modeste, je pense que j'étais le plus courageux du groupe. Il y a eu ce jour où un troupeau de bison était venu s'abreuver dans la même mare où je jouais avec les autres. Ils avaient tous pris la fuite pour rejoindre nos mère, alors que moi je ne les avais pas vu arriver et je n'avais pas tout compris. C'est quand je me suis retrouvé face à eux que j'ai saisi, mais sans que cela m'effraie pour autant. J'avais essayé d'hennir un peu plus fort qu'eux, sans succès, et cela m'avait amusé. Mais tout avait une fin et j'avais dû rejoindre mon troupeau.

This is where i belong
Puis je grandis. De poulain, je devins étalon. Et, si je devais être franche avec vous, cela changea beaucoup de choses chez moi. Je ne pouvais plus rester ce petit garnement insouciant qui aimait apporter tout un lot de gamineries dans les journées du troupeau. Il m'avait fallu apprendre ce qu'était que les responsabilités, sachant que plus tard, ce sera mon tour de diriger les juments et les poulains. Mais je n'étais pas le yearling le plus sage. Il fallut un certain temps pour m'inculquer des valeurs qui me seraient essentielles plus tard, et je finis par les apprendre pour devenir aussi sage que mon père, à deux-trois détails près. Alors, quand je fus en âge d'être considéré comme un adulte, ce fut mon tour de devenir le chef du troupeau, devant le défendre face à différents dangers. Contrairement à ce qu'a pu laisser penser le film qui est sorti à mon sujet, devoir protéger les siens était un peu plus compliqué que ce qu'on peut croire. Bien entendu, il y avait la menace des lynx. Ces félins pensaient que les poulains étaient des proies faciles et sans défense, mais mon rôle était de leur faire comprendre le contraire. Mais ce n'était pas eux que je redoutais le plus. En fait, je craignais les autres chevaux. Les jeunes yearlings voyageant seuls et étant à la recherche de juments étaient bien plus dangereux que les félins sauvages. Ils pouvaient arriver sans prévenir pour me voler mon troupeau et je devais me montrer assez fort pour les repousser. Ils étaient ma famille et je ne comptais pas les laisser sans me battre. Alors une ou deux fois j'ai dû me battre contre ces jeunes, mais malheureusement pour eux, j'étais moi aussi jeune. J'étais dans la force de l'âge et un assez bon combattant, alors je pouvais les repousser sans mal. On ne touchait pas à ma famille sans en subir ma colère.

Cependant il restait une chose que j'avais gardée de mon enfance. J'avais toujours cet esprit curieux qui voulait tout savoir quand une question se gravait dans ma tête. Et c'est à cause de cette curiosité que j'ai vécue une bien drôle d'aventure et c'est grâce à lui que j'ai aussi sauvé mon troupeau. Il y avait eu cette lumière qui avait attiré mon regard au début. Il faisait nuit et je venais de vérifier que tout se passait bien quand j'ai vu cette lueur que je ne connaissais pas. Je savais pertinemment que ce n'était pas une étoile, car celles-ci se trouvaient dans le ciel et cette lueur était plutôt au niveau de l'orée du bois. Comme je me demandais ce que c'était, et que je n'étais pas le plus sage des étalons, j'ai filé. Je suis allé voir d'où provenait cette étrange lumière, sans me douter une seconde de ce que ça allait déclencher.

Cette nuit là, je découvris ce qu'était un homme. Après un petit trot pour rattraper la lumière rapidement, je découvris un campement. Des chevaux se trouvaient aligné dans un coin et les humains dormaient autour d'un feu, et je ne savais pas ce qu'ils étaient. Ils étaient étrange pour moi. Ils ne ressemblaient à rien de ce que je connaissais. Mais avec ma vilaine curiosité, j'ai essayé de chercher à comprendre et j'ai finalement réveillé l'une des personnes, ce qui a précipité mon destin. Une fois qu'ils avaient remarqué ma présence, je compris bien vite qu'une seule chose leur importait à présent : me capturer. Pourquoi il le voulait ? Je n'en savais rien, mais une chose était sûre, je n'allais pas me laisser faire sans me battre. Heureusement pour moi, on se trouvait sur mon territoire et je savais comment les semer. Ce fut une nuit de course poursuite, mais j'avais finalement réussi à mettre une certaine distance et je pouvais reprendre le chemin pour rejoindre mon troupeau. Mes stratagème avaient été, à tous les coups, trop  ingénieux pour ces créatures à deux jambes. Enfin, c'est ce que je crus sur le moment. Vous saviez que l'ouïe d'un cheval était beaucoup plus développé que celui d'un humain ? Et bien c'est cette particularité qui m'a permis de sauver les miens. Je pensais être tranquille quand j'ai entendu les sifflements et le tintamarre des sabots de mes poursuivants. Je ne leur avais échappé en rien et maintenant ils se dirigeaient vers les miens. Je ne pouvais pas les laisser se faire capturer, alors je fis la seule chose qui me passait par l'esprit : leur dire de fuir et essayer de me débarrasser définitivement de mes assaillants. Cependant ce fut un échec total. Je n'ai pas réussi à leur échapper à les semer, mais en plus l'un de ceux que j'avais renversé eut la main habile et je me suis retrouvé avec une corde autour de l'encolure. Ils avaient réussi à m'avoir et j'eus beau me débattre, rien à faire, je ne réussis pas l'exploit de m'en défaire. La seule chose que je pus faire à ce moment fut de protéger mon troupeau en les prévenant de s'éloigner.

Never gonna give in never gonna give it up
Se retrouver prisonnier entre les mains d'une créature inconnue me semblait inimaginable. Il n'avait aucun droit sur moi et pourtant, me voilà obligé de les suivre, n'arrivant pas à me défaire de ces liens qui entravaient ma liberté. J'étais forcé de les suivre et je ne pouvais rien faire, mais je ne m'avouais pas vaincu pour autant. S'ils pensaient avoir dompté le mustang que j'étais, ils étaient entrain de rêver. J'avais beau être un minimum docile - le strict minimum - je me réservais pour plus tard et jamais ils n'arriveraient à me casser. En fait, si je restais tout de même un peu calme, c'était parce que ces bipèdes m'intriguaient tout de même. Je me demandais où ils m'emmenaient et ce qui allait se passer après. Ce fut suite à des heures de voyages que j'eus des réponses. Il y avait ce fort où on me fit entrer et où je perdis vraiment toute prise avec la compréhension. Je voyais ces dizaines de chevaux défiler sous mes yeux, sans aucune once de liberté. Tout était carré, fermé, aucune plaine où je pourrais piquer un galop pour me libérer de mes ravisseurs, mais déjà je voyais la seule sortie se refermer sous mes yeux effarés. Je n'arrêtais pas de me demander ce qu'il allait m'arriver maintenant, alors je pris les choses en main (ou plutôt en sabots) pour tenter de me dégager une bonne fois pour toute. Prendre par surprise était presque souvent la meilleure des méthodes pour s'en sortir vainqueur et cette fois-ci ne fit pas exception. Un ou deux petits cabrés accompagnés de ruades me suffirent pour leur faire lâcher prise avant d'essayer de trouver une sortie. S'ils pensaient que quatre murs allaient m'arrêter, encore une fois ils se faisaient des idées. Et ce fut là que je fis sa rencontre. Celle de celui qui ressemblait à un serpent à sonnette, mais en bien plus dangereux.

C'était l'heure du rodéo. Tout s'était enchaîné bien vite, mais j'avais montré à ces bipèdes qui se ressemblaient ce que s'était que de m'avoir sur leur dos. Après avoir bien martyrisé celui qui avait osé couper ma belle crinière et m'alourdir les pieds, on m'emmena dans un endroit bien fermé, où la danse allait enfin commencer. Au début, c'était mon objectif de mettre à terre les courageux, mais au final, après quelques-uns et avoir remarqué que je m'amusais, j'avais pris la décision de transformer cela en jeu. Ils voulaient jouer au plus têtu ? Ils allaient voir qui en était le roi. Et ce n'était nullement l'un d'eux, c'était moi. Il me fallut un peu de temps, mais après une énième personne jetée par-dessus bord et effrayé les trop curieux, ce jeu dû prendre fin. J'avais dit qu'il ne me botterait pas à ce jeu. Mais le serpent à sonnette qui leur servait de chef ne baissa pas les bras non plus, à mon grand dam. Trois jours sans avoir accès à de l'eau ou à de la nourriture. La sentence pour ma non-coopération était tombé, mais cela ne m'effrayait pas. Si on devait jouer au plus fort, je ne baisserais certainement pas l'échine. Ce furent peut-être les trois jours les plus longs de ma vie, mais il me fallait tenir. Au début ça, allait. Avec les déplacements de mon troupeau, il m'était déjà arrivé de ne pas pouvoir satisfaire ma soif ou ma faim immédiatement. Cependant, j'étais loin d'être invincible et au bout d'un certain temps, je sentais que je faiblissais un peu. Je ne pouvais pas me nourrir, et encore moins marcher. J'avais besoin de me déplacer et assez rapidement, ce fut l'ennui qui vint me prendre. Je ne pouvais rien faire et c'était l'horreur.

Heureusement pour moi, le deuxième jour, j'eus le droit à une petite distraction inattendue. Les bipèdes qui me gardaient captif venait de ramener quelqu'un qui eut le droit au même traitement que moi : le poteau sans eau ni nourriture. Dès le début il commença à m'énerver en essayant d'attirer mon attention et je le lui fis bien comprendre on lui offrant une magnifique vue sur ma croupe. Nous n'étions pas pareils et je ne voyais pas pourquoi je me préoccuperais d'un bipède rachitique. Le seul moment où il arriva à attirer mon attention fut durant la nuit. Je l'entendais pousser des cris bizarres, en réponse à un son que je connaissais que trop bien. Les hurlements de loup étaient chose courante dans la plaine. Mais cette attention fut de courte durée, car le son strident de la trompette matinale retentit, mettant fin au manège du bipède et faisant commencer le mien. Il ne fallut pas longtemps pour que le chef de ceux qui me tenaient captif se mette à s'intéresser à moi et le jeu du corral repris, mais en un peu plus compliqué. Mettre les hommes à terre avait été facile la première fois. Mais là je ne me trouvais pas au meilleure de ma forme et il était aussi coriace que moi. Il s'en était fallu de peu pour qu'il arrive à me briser, cependant c'était sans compter sur mon envie de retrouver ma liberté. Je m'étais retrouvé à deux doigts de céder et pourtant je réussis à prendre mon cavalier par surprise pour le désarçonner lui aussi et prendre la fuite. En fait, en y réfléchissant, une fois que je m'étais débarrassé du bipède, ce fut plutôt simple de m'en aller. L'autre prisonnier m'avait aidé, mais il me fut facile de sortir et de quitter les soldats une bonne fois pour toute.

Don't let go of the things you believe in
J'étais enfin libre. Je pouvais enfin galoper sans plus rien pour m'arrêter. Enfin, c'est plutôt ce que je croyais en passant les portes de cette forteresse. Mes rêves se transformèrent vite en désillusion quand d'autres cordes passèrent autour de mon cou, me forçant à m'arrêter. Cette illusion de liberté avait à peine duré quelques minutes, que me voilà déjà de nouveau à la merci des bipèdes. Ne pouvait-il pas comprendre ma volonté ? Sans compter qu'ils avaient réussi à me duper avec la présence d'une jument tout bonnement magnifique. Mais contrairement à ce que je pensais, tout allait se passer différemment. La vie chez les indiens n'étaient pas la même qu'avec les soldats. Celui qui s'occupait de moi, Petit Nuage, était plus doux, plus compréhensif. Même si je ne me laissais pas faire, j'avais plus envie de lui faire confiance à lui plutôt qu'aux autres. Il dégageait quelque chose qui montrait qu'il était différant. Et puis il y avait cette jument : Rivière. Elle se moquait bien de moi au début, prenant clairement le dessus lors de ma première sortie. Elle jouait avec ses charmes et comme un idiot je m'étais laissé avoir. Au final je pouvais bien être un peu gentil envers eux. Ils prenaient soin de moi et me faisait découvrir un aspect du monde que je ne connaissais pas. Alors au fil des semaines où je vécus parmi les indiens, j'appris à leur donner un peu de ma confiance et vit d'un autre oeil les bipèdes. Sans m'en rendre réellement compte, je commençais à m'attacher un peu à cet endroit, bien que mon troupeau et les plaines de l'Ouest me manquait. Une partie de moi ne pouvait pas oublier ma terre natale et cela devait se voir dans mon regard, car un beau jour, Petit Nuage me fit comprendre que j'étais libre de partir. Il avait ouvert la barrière de l'enclos qui me gardait et fit tout ce qu'il put pour me faire partir. Je ne comprenais pas son changement de comportement, mais la partie sauvage qui vivait toujours en moi prit le dessus et je pris le galop pour rejoindre Rivière. Si je devais partir, je souhaitais qu'elle m'accompagne pour que je puisse lui faire découvrir mon monde à moi. Cependant, comme si ma vie avait reçu une malédiction, elle prit un nouveau tournant que je n'aurais pu imaginer.

Ce fut d'abord les coups de feu qui nous firent comprendre, à Rivière et à moi, que quelque chose se passait. Les bruits étaient comme une attaque dans mes oreilles, mais comme si nous avions communiqué par la pensée, nous nous sommes tout deux dirigé vers le campement. Le bruit était anormale et je devais savoir ce qui se tramait. Rivière fut plus rapide que moi et elle avait déjà rejoint son cavalier lorsque je vis les soldats qui m'avaient capturés s'en prendre aux indiens. Mon sang ne fit qu'un tour dans mes veines et une seule idée s'imposa dans mon esprit. Les aider. Une fois Rivière repérée, je chercha à la rejoindre et ce que je fis m'horrifia. Le chef des bipède en uniforme que je considérais comme un serpent se tenait tranquillement à l'écart, prêt à s'en prendre à ceux que je considérais comme des amis et ils fonçaient tête baissée vers lui. Alors, sans vraiment réfléchir et laissant l'adrénaline s'emparer de mon esprit, je prit la direction de mon ennemi pour chercher à le désarçonner, mais le coup de feu partit tout de même, touchant Rivière. Le temps sembla s'arrêter un instant tandis que je vis la jument et son cavalier tomber à l'eau, cependant je me repris rapidement et sauta pour aller l'aider. Petit Nuage avait réussi à se sauver lui-même, il ne restait plus qu'à aider mon amie. Me battant contre les éléments de la rivière, je cherchais à utiliser toutes mes forces pour remonter sur la rive, la portant sur mon dos, en vain. La cascade ne faisait que se rapprocher et, n'étant pas assez fort pour luter contre le courant, la chute ne fut pas une surprise. Je m'en sortis indemne, mais la détresse me gagna lorsque je vis Rivière sur la rive, trop faible pour se relever.

Comme si rien ne pouvait s’arrêter, la situation ne fit qu’empirer. Alors que je me trouvais aux côtés de mon amis pour la soutenir, des hommes vinrent pour m’enlever à elle. Je ne savais pas ce qu’il me voulait, mais je n’avais pas la force de me battre. Ils me menèrent dans un train pour m'emmener une nouvelle fois dans un endroit inconnu, mais contrairement à la première fois où je me fis enlever, cette fois je ne fis rien. Je me sentais abattu et je n'avais plus la force de rien. Je les laissais me guider, donnant le minimum de force pour avancer. Ja laissais tout tomber sans prendre en compte les conséquences que cela aurait. Le voyage dura un certain temps, mais je fus mener sur une sorte de chantier où, lorsque l'aube se mit à pointer, je fus atteler à une locomotive avec plusieurs dizaines de chevaux. Notre travail était tout simple, nous devions faire grimper une pente à cet engin en se servant de notre force. Même si je m'étais ressaisi depuis mon départ, cette fois-ci je ne fis preuve d'aucune rébellion devant agir plus sagement. Alors, alliant ma force à celle des autres chevaux, je fis ma part de travail en tirant cette lourde charge jusqu'à ce que nous commencions à arriver au sommet. J'aurais pu très bien continuer comme j'en avais décidé, mais en voyant le paysage se réveiller sous mes yeux je pris conscience de la route que l'on prenait. On me faisait mener cet appareil vers ma terre natale. Révulsé face à cette découverte, il ne me fallut que quelques secondes pour élaborer un plan pour empêcher cela. Faisant croire aux bipèdes que l'épuisement me tuait, je fis semblant de perdre connaissance pour être libéré. Une fois débarrassé de mes chaînes, je sus que je devais agir vite pour libérer les autres et prendre la fuite. Cependant, comme à chaque fois, rien ne se passa comme prévu.

Ma fuite aurait très bien pu se passer, si, avec son poids, la locomotive ne bascula pas dans la pente, me prenant en chasse. Laissant mon instinct décider pour moi, je m'enfonçai dans un galop rapide pour sauver ma vie face aux désastres de l'accident que j'avais causé. Si ça ne s'arrêtait qu'à la chute de la machine, cela aurait pu passer, mais une chose en entraînant une autre, cela causa un incendie qui me prit au piège dans la forêt. Je dois avouer que, sans l'intervention de Petit Nuage, je pense que mon aventure se serait arrêté ici. Il vint me libérer d'un tronçon de bois qui me retenait prisonnier, et, ensemble, nous avons plongé dans un cours d'eau pour échapper aux flammes dévastatrices. Tout s'était passé rapidement, mais encore quand j'y pense, je peux sentir mon coeur s'emballer.

Oh i hear the wind call your name
Mon histoire aurait pu se finir ici, après mon saut dans le vide pour échapper au feu, mais cela aurait été dommage que je me batte autant pour que tout s'arrête maintenant. Heureusement, je n'étais pas seul et Petit Nuage m'aida à rejoindre le rivage où je pu reprendre des forces jusqu'au petit matin. Je ne vous cache pas que j'étais heureux de retrouver l'indien. Je lui en avais peut-être fait voir de toutes les couleurs au campement pour m'amuser, mais j'étais content qu'il soit là. Il allait pouvoir m'aider à rentrer chez moi et j'avais confiance en lui. Seulement ils nous restaient encore une épreuve à traverser. Les soldats nous avaient retrouvé et, voyant le bipède essayer de me sauver, je lui offri de me chevaucher pour que nous le fassions ensemble. Si nous devions fuir, je refusais de le laisser derrière moi après tout ce qu'il avait fait. Bien entendu les autres cavaliers nous prirent en chasse et ce fut une course poursuite tumultueuse à travers le labyrinthe où nous éliminions nos poursuivants un par un en mettant les comme au sol. Bien que je sois concentré à savoir où je posais mes sabots à chaque foulée, je devais avouer que ça m’amusait. Enfin, c’est ce que je pensais jusqu’à ce qu’on se retrouve en haut d’un cul de sac. Tout laissait croire que nous étions fini, mais j’avais prit la décision de ne plus baisser les bras. Je voyais notre porte de sortie droit devant nous, de l’autre côté du canyon, mais entre les deux il y avait le vide. Je voulais sauter, mais je ne devais en aucun cas me rater. Petit Nuage me conseillait de ne pas le faire, mais ne pas écouter n’était pas une nouveauté chez moi. Qu’on le veuille ou non, je refuse que l’on me capture encore et je devais sauter. Alors sans prendre la peine de réfléchir plus longtemps, je pris mon élan, attendis le dernier moment, avant de m’élancer au-dessus du vide. Je n’arrêtais pas de fixer mon objectif, refusant de penser à ce qui pourrait arriver si je me ratais. L’atterrissage ne fut pas des plus délicat, mais j’avais réussi à rejoindre l’autre côté du canyon. Nous allions enfin être libre.

Ce fut sur la route du retour qu’une étrange tempête nous tomba dessus. Bon, cela aurait été une tempête banale, je ne m’en serais pas soucié, mais celle-ci était tout sauf normale. Sans que je comprenne réellement ce qui se passait, nous avons été transportés ailleurs, dans une grande forêt, et le temps que je reprenne mes esprits, ce fut au tour d’un étrange nuage de nous tomber dessus. Je me trouvais en plein milieu d’une véritable réaction en chaîne et avant que je ne fasse quoi que ce soit, ce nuage nous engloba dans son étrange couleur et je ne pu me souvenir de quoi que ce soit.

Me jugez pas vous qui ne me connaissez pas
D’aussi loin que remonte ma mémoire, je n’ai jamais vraiment quitté Storybrook et je fais parti de ceux qui n’en n’ont pas vraiment envie. Cette petite ville dans le Maine était chez moi, j’y avais ma famille et mes amis, et je n’avais pas ce désir de voyager partout comme certains. Tant que je me sentais à l’aise, je souhaitais y rester. J’ai vécu une grande partie de mon enfance seul avec ma mère, n’ayant ni frère, ni soeur. Mais je ne passais pas tout mon temps renfermé pour autan. Dès mes débuts à l’école avec les autres enfants de la ville, il me fut facile de me sociabiliser avec les garçons de ma classe. On formait une petite bande et, étrangement, celle-ci n’explosa pas durant notre croissance. Quoi qu’il se passe dans la vie de chacun, cela ne faisait que renforcer les liens entre nous et si s’amuse à comparer des photos d’aujourd’hui à celle d’il y a quelques années, on garde le même regroupement. Je ne sais pas ce qu’il en était des autres, mais pour ma part j’avais besoin de savoir que j’étais entouré de personne sur qui je pouvais compter. Cependant, contrairement à ma vie d’avant dont je ne me souvenais pas, je n’étais pas le « chef » de ce petit groupe. Je ne sais pas si on pouvait dire qu’il y en avait un, et malgré tout ce n’était pas moi qui en était à la tête. Les idées émanait souvent de mon meilleur ami et j’étais toujours le premier à le suivre. Je ne vous cache pas qu’en agissant ainsi, mon adolescence fut plutôt turbulente et je n’arrêtais pas de me faire réprimander de par mon comportement.

Normalement, il est habituelle de dire que l’on s’assagit en grandissant, mais dans mon cas, dire ça serait mentir ouvertement. Ce n’était pas parce que je murissais au fil des années que j’avais décidé de couper court avec mon esprit turbulent. Que ce soit au lycée ou à la fac, je continuais malgré tout de m’attirer des ennuis, cependant il y avait une variante avec les années d’avant. Je me faisais moins prendre ou alors j’arrivais à me faire passer pour innocent dans une histoire. Bien sûr, je ne m’engageai dans jamais rien qui avait de grave conséquence derrière, mais on ne pouvait pas pour autant dire que j’étais sage comme une image. Et le plus ironique dans ma situation, était le sujet de mes études. Après le lycée, j’avais pris une année sabbatique pour réfléchir à ce que je souhaitais faire, je m’étais finalement orienté vers des études de droit. Ça avait bien fait rire mes amis quand je l’avais dit, mais encore aujourd’hui je me plais dans ces cours et ça me laisse le temps de me décider sur ce que je veux faire plus tard. Enfin, c’est ce que je m’étais dit jusqu’à ce que quelque chose changea un peu mon quotidien.

Sur le coup, je n'avais pas vraiment compris ce qui se passait. J'étais au bar avec une amie avec qui je m'entendais plutôt bien, quand un brouillard enveloppa la ville et eut un étrange effet. Avant que je ne fasse quoi que ce soit, mon esprit fut assailli d'informations qui me semblaient si inimaginable, mais en même temps si crédible. J'avais l'impression de me rappeler de choses totalement oubliées et avant que je ne percute quoi que ce soit, Amarya le prit dans ses bras et il en fit de même. Il n'avait pas forcément immédiatement compris que la jeune femme était Rivière, mais à sa réaction, il n'y eut aucun doute. Il se trouvait face à la jument qui avait eut un certain rôle dans sa vie et il savait que ce retour de mémoire allait changer énormément de chose. Et puis qui sait, peut-être que d'autre chevaux de son troupeau se trouvait dans la ville ?


Derrière ce Personnage il y a...

♔ Ton pseudo ou ton prénom? Nîniel ou Cocci pour certaines qui se reconnaîtront
♔Ton age: 21 ans depuis 2h17
♔ Double-compte, si oui lequel Nop, je suis nouvelle nouvelle
♔Comment es-tu arrivé(e) là On m'a parlé de Bambi sur skype mais je voulais Spirit. (Je connais pas le prénom des persos des deux joueuses qui m'ont filé le lien)
♔ Tu penses être là souvent Autant que je le peux même.
♔ Tu le trouves comment notre forum? Ça à l'air fort sympathique.

Codage par Rozenbrez sur Never Utopia.



Dernière édition par Liam Jørgensen le Mer 13 Juil - 11:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La sensation de voler... On la saisi ou non. || Liam   Lun 4 Juil - 2:19

Bienvenuuuuuuuuuueeeeeeuuuuuuuhhhh iiiiiccccciiiii ma belle =DDD :(a): han
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MessageSujet: Re: La sensation de voler... On la saisi ou non. || Liam   Lun 4 Juil - 6:50

cute Bienvenue à toi !



Spirit + un nom scandinave han ! Toi je t'aime déjà uh copain de nom avec ø dedans. Bon courage pour le reste de ta fiche :(a): en cas de besoin surtout tu n'hésites pas à venir nous voir !
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MessageSujet: Re: La sensation de voler... On la saisi ou non. || Liam   Lun 4 Juil - 9:53

Welcoooooome keur

Alors moi j'ai jamais vu spirit hum Mais c'est l'occasion de découvrir cute
Bon courage pour la fin de ta fiche!
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MessageSujet: Re: La sensation de voler... On la saisi ou non. || Liam   Lun 4 Juil - 14:16

Oh Spirit cute han avec Jamie c'est un bon choix je trouves cute


Bienvenue parmi nous cute J'espère que tu vas te plaire love Danse
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MessageSujet: Re: La sensation de voler... On la saisi ou non. || Liam   Lun 4 Juil - 21:56

Cocccciiiiiii *o* trop happy

tu me réserves un lien hein ? * yeux du chat potté *
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MessageSujet: Re: La sensation de voler... On la saisi ou non. || Liam   Mer 13 Juil - 11:57

Merci à vous tous 8D

Yoan Genre je vais t'oublier D8 Comment le pourrais-je voyons.

Emma Faut regarder Spirit han Il est génial ce dessin animé (bon ok, je suis pas du tout objective, ce dada s'est mon enfance xD)

Niels Je suis trop fan de mythologie nordique, du coup je cherche de plus en plus de noms scandinave xD
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MessageSujet: Re: La sensation de voler... On la saisi ou non. || Liam   Jeu 14 Juil - 10:18


TES VALIDEYYYYYY


Félicitation petit crevette, tu es validé ! Ta fiche est un véritable exemple de l'hymne à la liberté (superbe pour un 14 Juillet red )
Nous nous chargeons de mettre le listing à jour pour toi, tu n'as rien à faire à ce niveau là ! Elle est pas belle, la vie ?
Tu veux donc directement aller poster ta fiche de lien ici ainsi que ton journal de RP ici.
Tu peux bien sur dès à présent commencer à rp ! Si tu n'as pas de partenaire, tu peux aller en demander un ici. Tu pourras également y faire la demande d'un lieux au besoin !
Voilà ! Et n'oublie pas le plus important : amuse toi bien !

Codage par Rozenbrez sur Never Utopia.

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MessageSujet: Re: La sensation de voler... On la saisi ou non. || Liam   

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La sensation de voler... On la saisi ou non. || Liam
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