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 Les mots sont la clé de l'esprit } ft Hazel L. McGarden

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♔ Lucy ♔
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C. Lucy Heartfillia
Messages : 149
MessageSujet: Les mots sont la clé de l'esprit } ft Hazel L. McGarden   Mar 28 Fév - 14:08


   
Lucy & Levy

   
   
Les mots sont la clé de l'esprit
   

Les mains sur les hanches, Lucy regardait avec fierté l’énorme pile de feuilles qui se trouvaient sur son bureau. Enfin, elle avait fini d’écrire son dernier roman, et cette perspective la remplissait de diverses émotions. Fierté d’avoir accompli un travail qui lui tenait à cœur. Joie de pouvoir dire qu’elle avait écrit plus de 500 pages d’aventures. Et surtout bonheur de se dire que les mots qui ornaient les pages n’étaient que la réalité de sa propre histoire. Touchant avec délicatesse la première feuille, son sourire s’élargit quand ses doigts passèrent sur le logo qui se trouvait en dessous du gros titre. Cette marque, celle qu’elle avait toujours considéré comme une tache de naissance sur sa main droite, était la marque qui lui avait fait prendre conscience que ces rêves n’en étaient pas. Tout avait débuté il y a trois ans, quand elle avait commencé à rêver d’une ville où la magie était en libre circulation. Au début, elle s’était dit que ce rêve était magnifique, et elle s’y replongeait à chaque fois que ces soucis prenaient le dessus. Ils étaient nombreux, entre sa santé fragile et les frasques de son père envers elle. Elle s’était ainsi mis à imaginer un monde où elle était libre, entouré de gens qu’elle aimait et qui l’appréciait aussi en retour pour ce qu’elle était, et non pour son nom. Puis petit à petit, ces rêves devenaient des sortes de flash, d’abord éparses, surtout la nuit quand elle était prise d’insomnie et plus régulièrement depuis la fin de l’automne, depuis que l’horloge de la ville s’était remise à fonctionner. Elle l’avait remarqué car c’est justement le souvenir de sa marque qui lui était apparu au même moment, confirmant ses soupçons sur ce qui se passait en ville. Elle n’avait pas pu s’empêcher d’en faire un article dans le journal, questionnant sur la soudaine reprise des grandes aiguilles et ayant eu comme réponse de la mairesse, qu’un technicien avait pu trouver la faille dans le système mécanique.

Rigolant sarcastiquement tout en prenant son futur livre sous le bras, Lucy attrapa son sac à main pour sortir en ville. Un technicien avait trouvé la faille, elle était bonne celle-là. Personne n’avait pu le faire en vingt-huit ans, et bizarrement au même moment que l’apparition de ces soi-disant rêve, l’horloge se remettait en marche ? Lucy n’était pas née de la dernière pluie, et peut être que cette volonté de liberté, et de compréhension du monde lui apportait ce truc qui en plus, qui la faisait se battre dans l’ombre pour dénoncer ce complot. Elle en était sure, la Maire cachait des choses graves, qui les mettaient tous en péril. Certes elle n’avait pas retrouvé entièrement la mémoire, mais elle était sure et certaine que cette vie, où elle s’appelait Cassiopée, où son père était un grand trader à New York était fausse. C’était comme si on lui avait fait un lavage de cerveau en lui implantant une nouvelle vie pour qu’elle corresponde à l’endroit où elle se trouvait actuellement. Mais ce dont elle était aussi sure, était le fait qu’elle n’était pas la seule à comprendre que tout ceci n’était qu’un mensonge. Grâce à son métier, elle avait pu interviewé de nombreuses personnes en off sur ces rêves et elle en était venu à la conclusion que les personnes qui savaient, étaient enfermés car elles dérangeaient le pouvoir en place. Alors elle s’était tût pendant un moment, arrêtant de faire des vagues pour essayer de ne pas trop se faire remarquer mais en continuant de mener son enquête dans le secret le plus total. Sa vie était déjà un secret, à cause de son soi-disant père qui la pourchassait pour la mettre dans cette maison de repos. Exit Cassiopée la blonde, bonjour Lucy la brune, ce qui la faisait rire, sachant qu’en réalité elle était Lucy la blonde.

Réajustant sa perruque brune devant le miroir, elle sortit enfin de chez elle, toujours ce sourire collé aux lèvres. Regardant la montre, il n’était pas loin de 10h30. Secouant la tête, elle se rassura en se disant que le lieu où elle devait se rendre n’était pas loin, et qu’elle ne serait pas en retard. Lançant un coup d’œil à la fenêtre de son voisin pour voir si sa silhouette musclée ne se dessinait pas en ombre, elle secoua la tête en poussant un petit soupir de déception. Prenant la direction des bureaux où elle devait se rendre, elle observait tout le monde avec précision. Combien de personnes prenaient ses souvenirs pour des rêves ? Combien de personnes étaient dans son cas, se taisant par peur de représailles ? Rien ne laisser transpirer et Lucy devait jouer chaque seconde, chaque minute une comédie qui commençait à l’épuiser. Souriant, levant la main quand on la reconnaissait dans la rue, elle pensa qu’au final, elle n’avait pas choisi les métiers les plus discret, écrivaine et journaliste. Or c’était peut-être grâce à ça, que pour le moment on la laissait tranquille. Après tout, qui serait assez fou pour crier en place publique le grand complot, avec une aura aussi médiatique que la jeune femme ?

Arrivant devant le bâtiment, elle sonna pour qu’on lui ouvre la porte d’entrée. Quelques minutes après, elle rentra dans le grand hall. Toujours aussi joyeuse, Lucy grimpa les marches deux à deux, pressée d’arrivée devant son éditrice. Toquant par pure politesse, la porte était même déjà ouverte, signe qu’on l’attendait. Passant le pas de la porte, elle aimait l’ambiance feutré qui contrastée nettement avec l’immeuble. On se serait cru dans une immense bibliothèque ancienne, alors que l’extérieur était d’architecture moderne. La secrétaire ne leva même pas la tête, indiquant juste du bout du doigt le bureau de l’éditrice en chef. Gonflant ses joues devant un tel manque de politesse, Lucy leva la tête digne et se rendit presque en courant là où on lui avait indiqué, même si elle connaissait ce chemin par cœur. « Je suis à l’heure Hazel ! » Le manuscrit tomba net devant la jeune femme alors que Lucy lui faisait un pouce de la victoire. « Alors ? Tu l’as lu ? Qu’est ce que tu en penses ? » Passant derrière le bureau, elle se planta devant la petite brune, croisant ses bras autour de sa poitrine, avec un fin sourire. Elle espérait beaucoup plus que de simples commentaires d’une éditrice à son écrivain. Oh oui, ce livre, il lui était destiné. Elle n’en était pas à son premier roman, c’était même le quatrième et elle ne comptait pas s’arrêter là, mais celui-ci devait avoir une résonance particulière pour Hazel. Les deux jeunes femmes se connaissaient depuis longtemps, Hazel étant la seule éditrice à avoir bien voulu croire dans le premier roman de Lucy. Au fil du temps, elles étaient venues à nouer une amitié forte, solide et de plus en plus Lucy était persuadée que ce n’était pas pour rien. Jusqu’à ce mois d’Octobre, où le brouillard c’était dissipée, et où elle avait enfin compris qui était Hazel. « Les mots ont toujours été nos amis, n’est-ce pas Levy ? » Tandis qu’un silence de plomb s’abattait sur la pièce, Lucy s’empressa de fermer tous les rideaux, tous les volets, laissant Hazel réfléchir à ses paroles. Puis, une fois ses vérifications faites, que personne ne pourrait voir l’intérieur du bureau, Lucy se planta devant elle, et retira sa perruque brune, dévoilant d’un geste de la tête sa chevelure blonde. « Ce sont plus que des rêves, ce sont nos souvenirs, nos véritables vies. Tu le sais autant que moi parce que nous avons toujours été liés aux mots, à leurs significations. » Certes, elle venait de prendre un gros risque, mais elle avait foi en son amie de toujours et le roman qu’elle avait écrit, avec en héroïne principale, cette fois, une certaine Levine retracé l’un des souvenirs les plus marquant qui lui était revenu. Quand elle avait vu la petite bleuté accroché à un des immenses cerisiers de la ville de Magnolia, avec la marque de Phatom Lord dessus, tout ça parce qu’on l’a voulait elle, Lucy Heartfillia.




(c) fiche:WILD BIRD, flowers texture: mirandah & gifs:


   


Do you want the truth ? Fais attention à toi, à ce que tu dis, à tes pensées. Tes souvenirs te mettent en cage, te tuent à petit feu. C'est normal si tu suis leur chemin alors fais moi confiance, je peux te guérir de ces maux. Listen and above all believe in me !


Natsu  Juvia Erza
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♔ Levy ♔
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Hazel L. McGarden
Messages : 27
MessageSujet: Re: Les mots sont la clé de l'esprit } ft Hazel L. McGarden   Mer 8 Mar - 10:01

Les mots sont la clé de l'esprit.



Les mots. C’est quelque chose qui a toujours passionné Levy. Que ce soit dans cette vie oùu celle qu’elle avait avant, elle a toujours autant aimé les mots. Lire était devenue bien plus qu’un simple passe-temps pour elle à tel point que très vite, les murs de son appartement furent recouvert de bibliothèque remplie d’ouvrage d’auteurs à nom célèbres comme inconnu du publique. Néanmoins, malgré cette passion, et cette envie de toujours dévorer plus d’histoire, la jeune femme n’a jamais été très douée en ce qui concerne l’écriture. Elle était clairement plus à l’aise derrière un livre que derrière une feuille blanche. L’inspiration, la tournure des phrases, et autres détails nécessaires à l’écriture, elle maîtrisait pourtant. Le véritable problème, c’était de passer d’une idée à une véritable histoire écrite sur papier qu’on pourrait un jour publiée. Elle avait toujours eu ce problème de confiance en elle qui l’empêchait de faire ce qu’elle voulait avec les mots. Pourtant, quand elle vivait encore à Earthland, du moins dans ses souvenirs, les mots étaient la source même de sa magie. N’était-ce pas la chose la plus contradictoire qui puisse être ? Quand vint le moment de se trouver un travail pour vivre, elle n’hésita pas une seconde, et décida de s’engager vers la voie qui la rapprochait le plus de ce qu’elle aimait faire, pour ça, elle décrocha un travail dans l’édition.

C’est ainsi qu’elle rencontra Lucy. Levy était une jeune éditrice, et Lucy une jeune auteur pleine de talent. Levy avait réellement adoré les romans de Lucy, à l’époque, étant totalement inconsciente de ce qui était la réalité et le rêve. Au début, elles n’étaient pas encore amies, mais ça devint très vite le cas. Une sorte de lien s’était établit naturellement entre les deux jeunes femmes. C’est d’ailleurs grâce aux romans de Lucy si Hazel, l’éditrice avait autant réussi dans son métier. Quant à Levy, c’est grâce à ses romans qu’elle se sentit moins seule quand la mémoire commença à lui revenir. C’est à ce moment qu’elle fut le plus fragile, et de relire les histoires qui lui rappelaient tant sa vie d’avant l’avait énormément rassurée. En quelque sorte, elle se sentait moins étrange d’y croire. Après tous, si quelqu’un d’autre faisait les mêmes rêves, ou était capable d’écrire les rêves que Levy faisait, n’était-ce pas un signe qu’elle avait raison de croire en ce qu’elle voyaient dans ses rêves ? D’autant plus que malgré qu’elle sentait très bien qu’elle n’était pas la seule à rêver de ce genre de choses, elle ne pouvait en parler à personne. Même pas à Gajeel. Enfin, Andrew, puisque c’est ainsi qu’on l’appelle maintenant. Quand elle essayait de lui en parler, il se contentait de lui répéter qu’elle ne faisait que des cauchemars à force de trop lire.

Levy avait fini par se persuader qu’il ne fallait pas en parler, que c’était un secret qu’elle devait garder pour elle. Ainsi, on éviterait de la traiter de folle, et elle pourrait continuer de vivre sa petite vie tranquille. Ce jour là, elle était assise dans son bureau, lisant les dernières pages du manuscrits qu’elle venait tout juste de recevoir quand Lucy arriva. Ce qui était agréable avec la jeune femme était son sérieux. Levy sourit en la voyant. Plus elle lisait les histoires de son amie, plus elle avait envie de lui parler de leurs vies d’avant, mais quelque part, peut-être qu’elle n’avait jamais eu le courage de Lucy pour crier haut et fort ce qu’elle pensait. « Bonjour ! C’est vrai, il est déjà l’heure ! j’ai pas vu le temps passer, j’étais absorbée dans ma lecture, pardon. » Levy hocha doucement la tête, elle venait de finir la copie qu’elle avait reçu quelques heures plutôt du manuscrit du dernier roman de la jeune femme. Elle feuilleta sommairement le futur ouvrage, cherchant ce qu’elle pourrait en dire sans trop en dire quand la brune se planta devant elle. Levy leva la tête et quand elle entendit son nom, son véritable nom, pas Hazel, mais bel et bien Levy, elle laissa tomber les quelques pages qu’elle avait encore en main. Cela faisait longtemps qu’elle avait comprit que Lucy était bel et bien Lucy, la seule, et l’unique qu’elle avait connu à Earthland, mais de savoir que Lucy se souvenait d’elle fut un choc.

Lucy avait déjà fermé les volets et les rideaux du bureau quand Levy retrouva la capacité de parler, sortit de son choc initiale. L’éditrice s’empressa de se lever pour s’assurer que la porte de son bureau était bel et bien fermée, et que l’interphone n’était pas branché pendant que son amie continuait, lui disant que ce n’était pas que des rêves, mais des souvenirs. Cette fois, Levy en était sûre, la conversation qu’elles allaient avoir ne devait pas être entendu. « Et bien… En réalité, je pense que ce manuscrit n’est pas réellement mes souvenirs, Lucy. » La jeune femme revint prendre place derrière son bureau, et fit signe à la blonde encore debout de s’assoir sur l’une des chaises en face d’elle. Aussi loin qu’elle avait pu se souvenir, en réalité, Levy n’avait pas réellement beaucoup de souvenir de ce moment de sa vie. Peut-être qu’une partie d’elle avait voulu effacer le mal que Gajeel lui avait fait. Elle inspira profondément. « Je crois qu’à l’époque, déjà, je n’avais pas beaucoup de souvenir de ce qui s’est passé, cette nuit là… Ce que je me souviens, par contre, c’est que tu m’avais promit de lire ton premier roman, n’est-ce pas ? Qui aurait cru que je l’éditerai ? » D’une manière indirecte, Levy venait d’essayer de faire comprendre à Lucy qu’elle savait. La jeune femme, à cet instant, était à la fois heureuse et soulagée de ne pas être la seule à y croire, mais aussi paniquée à l’idée de ce qui se passerait si on découvrait ce qu’elle savait.  

Kuroro


P.S. : Je suis sincèrement désolée pour le retard de cette réponse qui ne valait peut-être pas le temps d'attente. >.<
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